Faisan doré
Identification :
Le mâle est facilement reconnaissable en raison de sa huppe dorée et longue qui lui retombe sur la nuque, de sa vaste collerette marron écaillée de noir. La peau orbitale et les caroncules sont jaune pâle. Chez le faisan doré la face, la gorge et les faces latérales du cou sont bronzées. Le haut du dos est vert, le bas du dos et le croupion ont une teinte dorée. La poitrine est écarlate. Les flancs et le dessous sont rouges pouvant varier au châtain clair. Les plumes centrales de la queue sont noires mouchetées de cannelle, l'extrémité chamois et cannelle. La femelle, brune et tachetée, est plus difficile à reconnaître, car très semblable à celle du faisan de colchide. Elle a toutefois un dos plus sombre et davantage brun rougeâtre. Les jeunes
et les immatures ressemblent aux poules mais leur queue est tachetée et de nombreuses taches rouges parsèment leur plumage.
Habitat : Le faisan doré vit dans les montagnes de Chine Centrale, jusqu'à plus de 2000 mètres d'altitude. Les massifs de bambous au pied des collines rocailleuses constituent son domaine favori. Il évite les forêts épaisses et les lieux humides ou découverts. Le développement de l'agriculture l'a obligé à s'adapter aux buissons de thé des plantations et aux bordures des cultures en terrasses.
Quelques oiseaux importés en Grande-Bretagne se sont échappés et implantés localement, au point que l'espèce y est considérée comme parfaitement implantée aujourd'hui. En Angleterre,
le faisan doré occupe un habitat très différent de celui d'origine. Il choisit généralement les plantations denses de pins d'Ecosse et de mélèzes mais se rencontre aussi dans les forêts mixtes et vient se nourrir dans les zones plus dégagées.
Comportements : La plupart du temps, le faisan doré est solitaire, mais au printemps, le mâle chante
avec vigueur pour attirer une femelle sur son territoire. Son cri de contact est un 'tchak' rauque et métallique. Si une femelle répond, une danse nuptiale élaborée prend place, au cours de laquelle le mâle hérisse les plumes de sa tête qu'il tient le plus près possible de la femelle, exhibant ainsi sa collerette marron. En même temps, il abaisse une aile et s'incline pour montrer au mieux son croupion doré et sa queue colorée. Si sa démonstration est concluante, les deux oiseaux s'accouplent. Lorsqu'il parade, le mâle emet un siflement puissant qui ressemble au bruit d'un pneu
crevé.
Vol : Préfère courir que voler.
Nidification : La nidification de l'espèce dans la nature est mal connue bien qu'un nid ait été trouvé
dans les herbes au coeur d'un bouquet de bambous. En captivité, la femelle pond à l'abri d'une végétation dense. Le faisan mâle ne participe ni à la couvaison ni à l'élevage des jeunes. Durant les 22 jours d'incubation, la femelle compte sur son plumage camouflé pour échapper aux prédateurs. A deux semaines, les jeunes savent voler
mais restent avec leur mère jusqu'à ce qu'ils atteignent leur taille adulte, à environ quatre mois. Le faisan doré s'hybride parfois avec le faisan de lady amherst et produit des jeunes fertiles.
Régime : En Chine, le faisan doré se nourrit de feuilles et de pousses d'arbrisseaux, en particulier celles de jeunes bambous. Il mange aussi les fleurs de certaines espèces de rhododendrons. Divers petits insectes et araignées sont consommés également. Le faisan doré vit toute l'année sur le même territoire, toutefois les oiseaux qui vivent dans les montagnes élevées descendent chaque jour à des altitudes plus faibles pour se nourrir. Les habitudes alimentaires du faisan doré en Grande-Bretagne sont peu connues. Elles sont vraisemblablement proche de celles de son aire d'origine chinoise, à savoir jeunes pousses, baies et graines.
Le faisan vénéré est un galliforme comme le faisan commun, la poule domestique, la caille et les perdrix. Originaire des régions boisées du centre et du nord de la Chine, il a été introduit en Angleterre en 1831, puis en France en 1870.












L'eau de l'abreuvoir, les graines des auges, les fruits et légumes en sus : tout se change tous les jours. Le fond de cage, amovible, mérite également d'être lavé quotidiennement à l'eau chaude avec un produit de vaisselle (attention à bien rincer). Pour la cage au complet, il faut s'y mettre une fois par semaine, en retirant les fientes partout où elles se trouvent (perchoirs inclus).
Leurs besoins sont modestes : par exemple, 5 à 6 grammes de graines par canari et par jour suffisent. On trouve des mélanges prêts à la consommation, en magasin spécialisé et correspondant aux besoins spécifiques de chaque oiseau : c'est de loin la solution la plus pratique. Car pour ceux qui veulent se lancer dans un repas maison, ça se complique : en gros, il faut des graines d'alpiste (65 %), du gruau d'avoine (20 %), de la navette (5 %), du lin (5 %), du chanvre (3 %) et du niger (2 %) pour un canari. Le diamant mandarin prend aussi des graines d'alpiste, mais plutôt mélangées avec du millet. Et les proportions changent selon les oiseaux (demandez conseil au vétérinaire).
Dans le doute, il vaut toujours mieux viser grand car un oiseau redoute surtout le confinement ou la surpopulation : le minimum, c'est une cage rectangulaire d'un mètre sur 0,70 et 0,40, pour un petit passereau. Elle doit être suffisamment large pour qu'il puisse étendre ses ailes. Visez d'autant plus large que vous envisagez de rajouter d'autres oiseaux par la suite. Les oiseaux à bec crochus aimant s'agripper aux barreaux pour grimper, choisissez-les horizontaux. Pour les autres, des barreaux verticaux font très bien l'affaire. Vérifiez que l'espace entre les barreaux ne permette pas à l'oiseau d'y glisser sa tête.
Quand on débute, certains oiseaux sont nettement plus faciles à gérer que d'autres : c'est le cas des canaris, des diamants mandarins, des rossignols du Japon (ou Léiothrix jaunes), des moineaux dorés et des perruches, qui ont bien des avantages : abordables à l'achat, faciles à maintenir en captivité et assez peu farouches. En outre, certains oiseaux comme les perruches callopsittes sont d'un tempérament calme, pacifique et sont même très câlines, une fois apprivoisées. Quant aux canaris (mâles), rossignols et moineaux, ils ont un chant particulièrement mélodieux. Cependant, cet atout peut vite se transformer en cauchemar si vous vivez dans un appartement mal isolé avec des voisins irascibles : en effet, un oiseau adore chanter au lever du soleil, pensez-y ! Si vous êtes un maniaque du ménage, enfin, réfléchissez à deux fois avant de craquer : un oiseau fait bien souvent des saletés autour de sa cage, ne serait-ce qu'en triant ses graines dans sa mangeoire.